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| Nous
arrivons vers 11h à la Mosquée
de Soliman le Magnifique, alors qu’un
important flot de touristes patiente déjà
devant l’entrée. Une chance, Ismail,
l’oncle de Yalim, est responsable de la visite
et nous fait pénétrer dans l’enceinte
sacrée en quelques minutes. |
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| Dominant
majestueusement la Corne d’Or, le bâtiment
est à l’image du plus important Sultan
de Turquie. Ismail nous présente une description
architecturale très complète de l’édifice
ottoman. La mosquée, construite en 1556 par
le Sultan Soliman le Magnifique, possède
des minarets des deux côtés de la cour.
Selon la légende, quatre d’entre eux
indiquent que le constructeur de la mosquée
est le quatrième empereur depuis la conquête
d’Istanbul. Il nous précise par ailleurs
que les dix galeries extérieures font allusion
au fait que Soliman était le dixième
padichah à compter du fondateur de l’Etat
Ottoman Osman Gazi. |
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| Deux
heures plus tard, et après avoir partagé
un thé avec la femme d’Ismail, nous
abordons des rues de plus en plus fréquentées,
jusqu’au Grand Bazar
où nous décidons de déjeuner.
Yalim me guide à travers cette véritable
caverne d’Ali Baba jusqu’au restaurant
de son frère Sahin, à la périphérie
de l’allée centrale. Dans un cadre
beaucoup plus calme, il me raconte l’histoire
de cet impressionnant complexe où les sultans
byzantins aimaient se fondre dans la foule pour
observer le peuple et écouter leurs impressions.
Pendant près d’une heure, je reste
là à observer les vendeurs de tapis
s’adresser aux touristes dans la plus pure
tradition qui a fait la renommée du commerce
turque ! |
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| Notre
promenade se poursuit en direction de la Mosquée
Bleue. Chemin faisant, nous passons devant la colonne
de Constantin le Grand, érigée par
l’empereur à la demande du sénat,
afin de renouer avec les traditions gréco-romaines.
La légende raconte que Constantin souhaitait
unifier les croyances religieuses. C’est pourquoi
ce monument renfermait divers emblèmes, à
savoir le Palladium de Troie, la Cognée de
Noé ou encore la pierre d’où
Moïse fit sortir l’eau dans le désert
du Sinaï. |
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| Quelques
rues plus loin, mon guide et ami m’arrête
sur une place où se trouvait l’ancien
Hippodrome fondé par Septime Sévère.
Pour me donner une idée de ses dimensions,
Yalim m’explique que la piste du cirque correspondait
presque exactement aux rues qui entourent aujourd’hui
la place. Les monuments qui ornaient le cirque et
que Constantin fit venir d’Egypte et de Grèce
ont quasiment tous disparus à l’époque
du pillage de Constantinople, à l’exception
de l’obélisque de Théodose qui
provenait du temple de Karnak, de la colonne Serpentine
prélevée au temple d’Apollon
de Delphes et de la colonne de Constantin Porphyrogénète.
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| Mon
ami me fait entrer ensuite dans la
citerne des 1001 colonnes. Selon lui, sa
construction reste un mystère. Certains auteurs
l’attribuent en effet au sénateur romain
Philoxénus et donc à l’époque
de Constantin, d’autres pensent qu’il
s’agit de la citerne de l’église
des Quarante-Martyres et qu’elle ne daterait
que du 15e siècle. |
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| Il
est déjà 17h lorsque nous pénétrons
dans la Mosquée Bleue,
dernière halte touristique de cette première
journée. Yalim me raconte qu’elle fut
construite au 17e siècle, en partie sur l’ancien
hippodrome et sur les palais impériaux. Jusqu’au
siècle dernier, elle était le point
de départ des caravanes de pèlerins
à destination de la Mecque. Il m’explique
par ailleurs que ses 6 minarets avaient provoqué
l’indignation des religieux qui refusaient
que l’on donne cette distinction à
un autre édifice que la Kaaba de la Mecque. |
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Fatiguée par notre longue
marche, nous avons conclu notre visite par le
palais englouti qui, selon Yalim, allait m’offrir
le rafraîchissement dont j’avais besoin.
Il ne s’était pas trompé,
cette ancienne citerne byzantine est une merveille
! Sur des airs d’opéra accompagné
du clapotis des gouttes qui tranche nettement
avec le brouhaha de la rue, nous avons terminé
notre balade au-dessus des eaux où se reflètent
de gigantesques colonnes dont certaines proviennent
des pillages de sites antiques.
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Alors
que nous sortons de notre ultime visite, le soleil
se couche sur Istanbul. Il est trop tard pour entrer
dans la merveilleuse Sainte Sophie qui sera notre
première étape demain matin.
La faim se fait sentir et mon ami me propose de
partager un Raki, apéritif anisé national,
accompagné de mezes au bistrot familial,
non loin de son appartement. Anéanti, l’optique
d’une soirée tranquille sur une terrasse
me réjouit. |
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